HANOI

Le décalage horaire n'a pas eu raison de moi, et durant le voyage, j'ai pu assister à un lever et un coucher de soleil en quelques heures... La vue des abords d'Hanoï, reste ancrée dans ma mémoire... Sans doute parce que çà fait des mois que je me l'imagine.

Il y a tellement de choses à faire ici, à voir, à goûter... marcher à travers la ville pour goûter toutes les spécialités, les fruits, faire le plein de saveurs et d'odeurs. Rapidement, je suis immergée dans une culture inconnue, aux us et coutumes très éloignées des nôtres. Il faudra se rappeler de ne pas planter ses baguettes dans le bol de riz ou de ne pas pointer ses pieds vers les autels... De recevoir et tendre un plat, un objet à deux mains... autant de détails qui obligent à prendre le temps. 

La première traversée de route... des milliers de scooters qui semblent rugirent. Marcher lentement, droit devant. Ne pas tourner précipitamment, rester calme... une fois sur le trottoir opposé, mon coeur bat à mille tours/minute mais je suis bien en vie. Je me suis pincée pour en être sûre ! Et maintenant, j'ai très envie de louer un scooter ! Optimiste !

Pour me rendre au centre pour enfants, dans lequel je suis bénévole pour une quinzaine de jour, je dois emprunter le bus tous les jours. C'est aussi épique que de traverser la rue. On est pas sûre d'arriver à bon port. Marcher lentement dans les rues, pour s'acclimater à la chaleur et ne pas à avoir à trop chercher l'arrêt de bus. Marcher lentement, pour gravir les 4 étages des maisons typiques d'Hanoï. Marcher lentement, clef de la longévité ? 

Malgré la saison des pluies et les torrents d'eau qui se déversent dans les rues, tout reste très coloré. Les façades des maisons, les ponchos sur les scooters, les ongles des filles aux dessins et formes surréalistes. Je suis souvent interpellée pour mes cheveux blancs et mes yeux bleus... il semble qu'ici je porte chance. 

J'ai vu le soleil se lever sur Hanoi, et les rues s'agiter doucement. J’ai vu les plus âgés faire leur exercice matinale en musique. Et j'ai observé les plus jeunes enfermé dans des cafés online. J'ai vu les ouvriers partirent au chantier très tôt et j'ai entendu leurs outils résonner sur le métal très tard. On dirait que Hanoï ne dort jamais.

 

Je me suis perdue dans des ruelles très étroites et j'ai découvert de charmants endroits insoupçonnés. J'ai vu les cimetières et les décharges. Les uns derrière des arbres fleuris, les autres derrière des tôles froissées. J'ai arpenter les allées de centre commercial immense. Et j'ai mangé des fruits assise à même le sol comme l'étal du marché. J'ai répondu « xin ciao » à chaque fois qu'on m'a dit "Hello". Et j'ai vu tellement de sourires.

 

Les particularités d’Hanoï ne sont ni son étendue et son expansion phénoménale mais bien la dimension humaine qui fourmille à travers ses rues.

CAO BANG

Route RC4 sur les traces de ma marraine de promo. Sur la route pour Cao bang, on cultive le maïs, le riz et la canne à sucre. La plupart des maisons sont d'un bleu ciel très doux... mais tout de même très kitch. Petit à petit, je découvre un monde reculé mais très vivant. Derrière les collines qu'on devine dans la brume se cachent de minuscules villages.

 

La nuit à Cao Bang, tout s'illumine grâce aux néons. Demain, la frontière chinoise et les magnifiques chutes d'eau de Ban Gioc. Une des expériences les plus folles de ma vie. 

J'avale les kilomètres qui me séparent des chutes d'eau au guidon de mon bolide Attila et les voila enfin. Symbole parfait de la frontière naturelle. Dun côté la suractivité chinoise. De l'autre le calme vietnamien. Chacun mettant les barques à l'eau pour être au plus près de ces monstres d'eau.

 

Sur la route du retour le nuancier de couleur est tel que l'on assiste à un arc en ciel du jaune au bleu... le maïs qui sèche sur le bord des routes. Des camaïeux de verts de la vallée au colline et l'eau turquoise qui fait écho au ciel... et cette sensation de liberté infinie... 

Les petits villages sur la route du Thang Hen Lake sont à parcourir le soir en scooter, les habitants rentrent le bétail et des petits feux s’allument partout entre les collines… le coucher de soleil est sublime. Allez admirer la montagne percée, à droite sur la route du Lac. L'hiver la plaine est verdoyante, l'été la montagne se reflète dans un lac éphémère le temps de la saison des pluies.

Où dormir ?

Massage !

SA PA &

BAC HA

Ma première nuit dans un bus aux néons fluos ! Les gens sont très curieux de voir une Européenne voyager seule !

 

SA PA reste la vitrine emblématique du Vietnam, et même si les paysages, les ethnies sont d'une beauté à couper le souffle, le centre-ville regorge de mendiants (souvent très jeunes). L'envers du décor aux costumes traditionnels scintillants et éclatants de couleurs, au savoir faire précieux. L'art du Batik et de la teinture Indigo chez les H'mong reste un moment captivant, mais pour le voir sans folklore je pense qu'il faut sortir des sentiers touristiques. Ou venir pendant l’hiver...

 

Aux abords de la ville, le CAT CAT village très touristique n’est plus aussi beau que par le passé. Vous pouvez y accéder gratuitement depuis un chemin caché parmi la forêt et les rizières. Les paysages à l’extérieur du village sont charmants mais j'ai préféré louer un scooter et aller visiter le village de Ta Pinh par la petite route… Sublimes paysages et authenticité. Il me restera à découvrir le village de Ta Van, en espérant pouvoir assister à une leçon d’art Batik.

 

Le mont Ham Rong offre une vue sublime sur SAPA mais si vous voulez surplomber toute la région, il vous faudra prendre le téléphérique le plus long du monde pour le Mont Fansipan.

 

 Le dimanche matin, j'ai opté pour le marché de BAC HA, peu touristique et impressionnant. C’est sans doute l’endroit que j’ai préféré dans la région. J’y ai vu tous les peuples en costumes traditionnelles, j’ai assisté à la vente des oiseaux réservée aux hommes et j’y ai vu des tissus de toutes les couleurs. Tout le monde se prête au jeu du portrait avec beaucoup de timidité... Ici, tout est bruyant. Le bétail vivant est vendu comme le tissu bleu tant convoité par les touristes. Le moderne côtoie le traditionnel, tout se vend et se marchande... un jeu que je maitrise très mal. Je suis mal à l'aise à l'idée de marchander quelques centimes.

 

Lors de ma deuxième visite de SAPA, j'ai pu me rendre en scooter au pied des Waterfall d’argent et d’amour. La seconde se situe dans un parc national au pied du Fansipan, et la balade jusqu'à la cascade est sublime.