Été 2017 & Janvier 2020

Vietnam surprenant

« Je me suis avancée dans la trace de leurs pas comme dans un rêve éveillé où le parfum d'une pivoine éclose n'est plus une odeur mais un épanouissement, où le rouge profond d'une feuille érable à l'automne n'est plus une couleur mais une grâce, où un pays n'est plus un lieu mais une berceuse. ».
Ru, Kim THUY.

HANOI

Le décalage horaire n'a pas eu raison de moi, et durant le voyage, j'ai pu assister à un lever et un coucher de soleil en quelques heures... La vue des abords d'Hanoï, reste ancrée dans ma mémoire... Sans doute parce que çà fait des mois que je me l'imagine.

Il y a tellement de choses à faire ici, à voir, à goûter... marcher à travers la ville pour goûter toutes les spécialités, les fruits, faire le plein de saveurs et d'odeurs. Rapidement, je suis immergée dans une culture inconnue, aux us et coutumes très éloignées des nôtres. Il faudra se rappeler de ne pas planter ses baguettes dans le bol de riz ou de ne pas pointer ses pieds vers les autels... De recevoir et tendre un plat, un objet à deux mains... autant de détails qui obligent à prendre le temps. 

La première traversée de route... des milliers de scooters qui semblent rugirent. Marcher lentement, droit devant. Ne pas tourner précipitamment, rester calme... une fois sur le trottoir opposé, mon coeur bat à mille tours/minute mais je suis bien en vie. Je me suis pincée pour en être sûre ! Et maintenant, j'ai très envie de louer un scooter ! Optimiste !

Pour me rendre au centre pour enfants, dans lequel je suis bénévole pour une quinzaine de jour, je dois emprunter le bus tous les jours. C'est aussi épique que de traverser la rue. On est pas sûre d'arriver à bon port. Marcher lentement dans les rues, pour s'acclimater à la chaleur et ne pas à avoir à trop chercher l'arrêt de bus. Marcher lentement, pour gravir les 4 étages des maisons typiques d'Hanoï. Marcher lentement, clef de la longévité ? 

Malgré la saison des pluies et les torrents d'eau qui se déversent dans les rues, tout reste très coloré. Les façades des maisons, les ponchos sur les scooters, les ongles des filles aux dessins et formes surréalistes. Je suis souvent interpellée pour mes cheveux blancs et mes yeux bleus... il semble qu'ici je porte chance. 

J'ai vu le soleil se lever sur Hanoi, et les rues s'agiter doucement. J’ai vu les plus âgés faire leur exercice matinale en musique. Et j'ai observé les plus jeunes enfermé dans des cafés online. J'ai vu les ouvriers partirent au chantier très tôt et j'ai entendu leurs outils résonner sur le métal très tard. On dirait que Hanoï ne dort jamais.

 

Je me suis perdue dans des ruelles très étroites et j'ai découvert de charmants endroits insoupçonnés. J'ai vu les cimetières et les décharges. Les uns derrière des arbres fleuris, les autres derrière des tôles froissées. J'ai arpenter les allées de centre commercial immense. Et j'ai mangé des fruits assise à même le sol comme l'étal du marché. J'ai répondu « xin ciao » à chaque fois qu'on m'a dit "Hello". Et j'ai vu tellement de sourires.

 

Les particularités d’Hanoï ne sont ni son étendue et son expansion phénoménale mais bien la dimension humaine qui fourmille à travers ses rues.

CAO BANG

Route RC4 sur les traces de ma marraine de promo. Sur la route pour Cao bang, on cultive le maïs, le riz et la canne à sucre. La plupart des maisons sont d'un bleu ciel très doux... mais tout de même très kitch. Petit à petit, je découvre un monde reculé mais très vivant. Derrière les collines qu'on devine dans la brume se cachent de minuscules villages.

 

La nuit à Cao Bang, tout s'illumine grâce aux néons. Demain, la frontière chinoise et les magnifiques chutes d'eau de Ban Gioc. Une des expériences les plus folles de ma vie. 

J'avale les kilomètres qui me séparent des chutes d'eau au guidon de mon bolide Attila et les voila enfin. Symbole parfait de la frontière naturelle. Dun côté la suractivité chinoise. De l'autre le calme vietnamien. Chacun mettant les barques à l'eau pour être au plus près de ces monstres d'eau.

 

Sur la route du retour le nuancier de couleur est tel que l'on assiste à un arc en ciel du jaune au bleu... le maïs qui sèche sur le bord des routes. Des camaïeux de verts de la vallée au colline et l'eau turquoise qui fait écho au ciel... et cette sensation de liberté infinie... 

Les petits villages sur la route du Thang Hen Lake sont à parcourir le soir en scooter, les habitants rentrent le bétail et des petits feux s’allument partout entre les collines… le coucher de soleil est sublime. Allez admirer la montagne percée, à droite sur la route du Lac. L'hiver la plaine est verdoyante, l'été la montagne se reflète dans un lac éphémère le temps de la saison des pluies.

Où dormir ?

Massage !

SA PA &

BAC HA

Ma première nuit dans un bus aux néons fluos ! Les gens sont très curieux de voir une Européenne voyager seule !

 

SA PA reste la vitrine emblématique du Vietnam, et même si les paysages, les ethnies sont d'une beauté à couper le souffle, le centre-ville regorge de mendiants (souvent très jeunes). L'envers du décor aux costumes traditionnels scintillants et éclatants de couleurs, au savoir faire précieux. L'art du Batik et de la teinture Indigo chez les H'mong reste un moment captivant, mais pour le voir sans folklore je pense qu'il faut sortir des sentiers touristiques. Ou venir pendant l’hiver...

 

Aux abords de la ville, le CAT CAT village très touristique n’est plus aussi beau que par le passé. Vous pouvez y accéder gratuitement depuis un chemin caché parmi la forêt et les rizières. Les paysages à l’extérieur du village sont charmants mais j'ai préféré louer un scooter et aller visiter le village de Ta Pinh par la petite route… Sublimes paysages et authenticité. Il me restera à découvrir le village de Ta Van, en espérant pouvoir assister à une leçon d’art Batik.

 

Le mont Ham Rong offre une vue sublime sur SAPA mais si vous voulez surplomber toute la région, il vous faudra prendre le téléphérique le plus long du monde pour le Mont Fansipan.

 

 Le dimanche matin, j'ai opté pour le marché de BAC HA, peu touristique et impressionnant. C’est sans doute l’endroit que j’ai préféré dans la région. J’y ai vu tous les peuples en costumes traditionnelles, j’ai assisté à la vente des oiseaux réservée aux hommes et j’y ai vu des tissus de toutes les couleurs. Tout le monde se prête au jeu du portrait avec beaucoup de timidité... Ici, tout est bruyant. Le bétail vivant est vendu comme le tissu bleu tant convoité par les touristes. Le moderne côtoie le traditionnel, tout se vend et se marchande... un jeu que je maitrise très mal. Je suis mal à l'aise à l'idée de marchander quelques centimes.

 

Lors de ma deuxième visite de SAPA, j'ai pu me rendre en scooter au pied des Waterfall d’argent et d’amour. La seconde se situe dans un parc national au pied du Fansipan, et la balade jusqu'à la cascade est sublime.

TU LONG Bay

Lieu emblématique du Vietnam, et à nouveau, ce sentiment d'infini ! Malgré le choix éclairé d'opter pour la "petite" baie, ce site (inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO) ne laisse pas vraiment place à la solitude. Pourtant, ce lieu invite au calme, on passerait des heures à contempler ces dômes de calcaires. 

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Après avoir vogué à travers les eaux, j'ai décidé de changer mon itinéraire pour faire une halte à Ninh Binh sur les conseils des Backpapers croisés tout au long de mon voyage. Ici, il est facile de lâcher prise et de modifier ses plans sans crainte. Le Vietnam demande de la patience mais récompense les plus persévérants. Et ceux qui ne se contentent pas des explications et des tentatives douteuses de certains vietnamiens.

NINH BINH

« Baie d’Halong Terrestre » mais tout de même sur l’eau. A travers les champs de lotus, nous naviguons au gré des coups de rame… avec les pieds. La dame prend le temps de me montrer les secrets des lotus…

 

Visite de la pagode de Bai Dinh, immense avec ses nombreux hectares. Il faut prendre un bus depuis l’entrée pour atteindre le coeur du site.

 

Le soir, je monte tout en haut du Hang Mua pour admirer la vallée… Site pittoresque à flanc de montagne, 500 marches de marbre blanc menant à point de vue avec panorama… instant magique ! Le soleil couchant offre un tableau coloré de violet et d’orange se reflétant dans les rizières.

 

Il parait que quand on se balade dans le parc de Tam Coc la nuit, il s’illumine grâce aux vers luisants…

Dans le train de la réunification pour Hue, j’oscille et je tangue perchée dans une couchette. J’ai l’impression que le train se décroche à chaque virage.

HUE

Je fais escale à Hue, la cité impériale endormie, pour découvrir les vestiges du Vietnam. Pas que j'aime les ruines mais bon...

Ce qui m'intéresse vraiment est après. En attendant Attila prends la pose dans les jardins des anciennes résidences impériales.

Sur la route entre HUE & DA NANG, je décide de faire étape pour me baigner dans les chutes d'eau des éléphants... ou Suoi voi… ici tout à plusieurs noms. Anglais, vietnamien mais parfois aussi un mélange ou un nom approximatif. Ce qui ne rend pas toujours les choses évidentes. Avec les enfants tout est beaucoup plus simple. Les rires. Les échanges. Les partage de fruit. Tout est fluide…

 

Je reprends la route rafraîchie avant d'atteindre le port de Lang Co. Qui je pense, restera une des plus belles vues du Vietnam. Le soleil tombe doucement derrière les montagnes... lorsque que j’atteints le Van Hai Quan et sa vue fantastique. J'aperçois au loin les buildings et lumière de Da Nang... immense et colorée. La pleine lune rend l’instant presque irréel. 

 

Et je reste là entre soleil couchant et lune montante. C'est comme si le temps s'arrêter. Me permettant de vivre cet instant plus longtemps encore. S’étirant comme la vue a l'horizon...

DA NANG

Danang ! Typiquement une ville asiatique ! Avec ses néons, ses façades lumineuses et ses immenses ponts fluorescents. Un plaisir pour les photos de nuit...

 

Les alentours offrent de belles surprises. Des plages désertes. Des petits ports de pêche. Des restaurants de seafood, où vous pouvez choisir votre poisson encore vivant dans d'immenses aquariums... un régal !

 

Et là, découpant le ciel ! Un immense bouddha blanc. Je trouve refuge sous ses pieds pour tenter de méditer un peu... en vain... alors, je le remercie pour tous ces paysages magnifiques. Pour le scooter qui roule du tonnerre. Pour les bons repas et toutes les petites choses qui font de ce voyage un instant merveilleux. 

 

De retour à l’hostel, je contemple le ciel rose orangé derrière le coq de la cathédrale de Da Nang et les grattes ciel aux vitres bleus... le Vietnam est surprenant.

 

Mon immense regret est de ne pas avoir été sur le pont aux mains géantes de Bana Hills.

MY SON & 

HOI AN

MY SON pour démarrer la journée... et participer au commerce touristique local... mini temple d’Angkor... me donnant simplement envie de marcher dans les traces de Tomb raider. Mon voeu sera exaucer l’année suivante et pour tout vous dire, MY SON est bien cher pour les ruines que le site offre mais il permet de comprendre et d’appréhender la culture Khmer et son parcours.

 

La route pour HOI AN sous un ciel de feu... certaines choses me rappellent Cuba. Et le goût frais du Sprite me rappelle le confort de la France. Un conseil : portez des manches longues et un pantalons sur le scooter comme les locaux qui n’aiment pas le soleil et s’en protègent par tous les moyens. Ce trajet m’aura aussi permis de prendre conscience du privilège de visiter le vietnam en 1 mois alors que les 3/4 de la population n’a jamais quitté sa région natale...

HOI AN… est une ville si photogénique mais surpeuplée. Donc à visiter tôt le matin, j’aurais aimé y passé plus de temps. Il y a beaucoup de jolies boutiques et de belles façades coloniales. Il semble que certain soir, on puisse assister à un lâcher de lanternes au dessus de la rivière…

 

J’ai aimé les couleurs de la ville, des lanternes. La soie dans les vitrines des maitres tailleurs, les broderies raffinés et la campagne sous les éclairs…

NHA TRANG

Ouvrir les yeux et se réveiller à Nha trang. Qui est au vietnam ce que Varadero est à Cuba ou ce que Nice est à la France. Varadero regorge d’américains et d’européens. Nha Trang de russes et de chinois. Ici, je crois que tout est possible. Vous pouvez fumer une chicha comme au Maroc. Faire des tresses afros. Manger une paella Espagnole. Boire de la vodka Russe. Faire de l'hydrojet entouré de chinois... et bronzer sur un transat pour moitié moins cher qu'à Saint Trop... Moi qui rêvais de faire du snorkeling... par contre ça à l’air plus compliqué... mais pas impossible moyennant finance... Ici tout se paye, s'achète, se monnaie. Je passe mon tour.

CAN THO

La vallée du MEKONG est une merveilleuse région... ses habitants sont si doux. Je reste une sacrée curiosité, blonde aux yeux bleus, volant parfois l'attention des touristes asiatiques... toutes les caméras sont braquées sur moi... et Bouddha sait qu'elles sont nombreuses.

 

Alors, je me suis échappée sur un bateau à moteur pour voir le soleil se lever sur le Mékong. Déguster des nouilles fumantes sur une planche de bois et un ananas acheté sur un bateau rouillé. Ici les gens vivent sur les bateaux. L'arrière est la maison. Le devant le grenier. On trouve de tout sur l'eau. Même un supermarché. 

 

Ici aussi les enfants agitent leurs mains et crient "Hello". Et quand l'orage gronde sur le Mékong, c’est comme un immense ballet entre chauve souris, libellule et kingfisher.

Coincée dans les bouchons pour Saigon,

je replonge dans ces dernières semaines dépaysantes…

Tant de visages. De surprises. De ressemblance parfois...

car oui, l'Asie nous ressemble... ou du moins se jette aussi

dans la mondialisation pour atteindre le bonheur.

Avoir une télé 4k. Un Iphone8. Et un régulateur de vitesse sur la Mazda.

Mais à chaque coin de rue, les temples et leurs murs colorés rappellent à tous

que le nirvana n'est pas une application et que le haut débit

ne donnera jamais ce fameux goût sucré au jacquier. Jamais…

HO CHI MINH VILLE

Dans SAIGON, je me suis baladée à la recherche des monuments construits pendant l’Indochine, sur les traces de mon grand-père venu 50 ans auparavant. Les grands hôtels, l’opéra, la poste. Vous trouverez une ruelle où l’on trouve des livres français… le marché de Ben Thanh.

 

Je n’ai pas aimé cette ville mais c’était important pour moi d’y faire étape. De finir ce voyage ici. D'y laisser une empreinte. Le Vietnam du Nord au Sud, dans les pas de mes aïlleuls. Ce voyage restera gravé marqué dans ma mémoire et sur ma peau. Un lotus a fleuri sur mon bras pendant le voyage...

Carnet Vietnam

Pour les plus curieux, le bonus est ici !

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